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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Grégorien : LE PROPRE DE LA MESSE

28 Mai 2009, 14:54pm

Publié par Véronique (Lala)

 

Les formes musicales


Le Propre, ce sont les pièces dont le texte varie en fonction des circonstances.
  • Les principales pièces du Propre sont :
  • l'introït,
  • le graduel,
  • l'alleluia,
  • le chant d'offertoire,
  • le chant de communion.

L'introït
L'introït accompagne la procession d'entrée du célébrant et de ses ministres et fait entrer les fidèles dans le mystère célébré : il « donne le ton » du jour ou de la fête.

Le graduel
Le graduel est un chant entre les lectures. Il s'agit d'une forme de psalmodie avec refrain. À l'origine, l'assemblée répondait par une formule simple au chant du soliste qui donnait les versets successifs du psaume. Mais aux 5-6e siècles, l'enrichissement de l'ornementation amena une abréviation du texte.


L'alléluia
"Louez le Seigneur" est la traduction littérale de ce mot hébreu. À la messe, c'est originellement un chant réservé au jour de Pâques. De là, il a été étendu au temps pascal, puis aux dimanches de l'année, célébrations hebdomadaires de la Résurrection.

L'offertoire
Il ne s'agit pas d'un chant fonctionnel mais plutôt d'un accompagnement des cérémonies : une somptueuse offrande musicale en quelque sorte.

La communion
La fonction de ce chant est d'accompagner la procession de ceux qui se rendent à la communion. Le chant de communion est fréquemment en rapport avec le sacrement qui est distribué. Il cherche aussi, souvent, à faire la synthèse entre la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique.



L'ORDINAIRE DE LA MESSE

 
À côté des chants du Propre, dont le texte varie selon les circonstances, la célébration de la messe comprend des chants dont le texte est fixe, indépendant du jour ou de la fête.

Le Kyrie
Kyrie eleison (Seigneur, aie pitié) est une formule grecque par laquelle les fidèles « acclament leur Seigneur et implorent sa miséricorde ». Ce chant, aujourd'hui situé au début de la messe, comme un rite pénitentiel, prépare les fidèles à la célébration


Le Gloria
Cette hymne d'origine orientale peut remonter au 2e siècle.
Dans la liturgie romaine, le Gloria est d'abord entré à la seule messe de la nuit de Noël, comme cela convient à son texte. Il fut progressivement étendu aux grandes fêtes de l'année et aux dimanches.

 
Le Sanctus
Au début de la prière eucharistique, le chant du Sanctus est introduit par le grand récitatif de la Préface. C'est l'hymne des Séraphins, entendu dans le temple de Jérusalem, par le prophète Isaïe : il invite l'église de la terre à se joindre à la liturgie du ciel. 



L'Agnus Dei
C'est le chant qui accompagne la fraction du Pain qui vient d'être consacré, fraction préalable à la distribution de la communion aux fidèles. L'assistance met à profit le temps entre la consécration et la communion «pour saluer d'un hommage et d'une humble supplique celui qui s'est rendu présent sous l'espèce du pain».

 

L'OFFICE DIVIN

Cette grande prière quotidienne de l'église consacre l'ensemble du temps humain par la louange divine. Sept fois le jour et une fois la nuit, la communauté chrétienne se réunit pour célébrer cette liturgie dont le fond est essentiellement constitué par le chant des psaumes.


Les antiennes
Le chant du psaume est encadré d'une petite pièce, appelée antienne. Chantée pour elle-même, elle introduit et conclut la psalmodie.

 
Les répons
Les répons sont des chants qui entrecoupent les lectures de la Bible et des Pères, durant l'office de nuit. C'est par excellence un chant de méditation, un commentaire musical contemplatif du texte sacré.

Les hymnes
Les pièces les plus populaires de l'office sont sans doute les hymnes. Leur importance dans la liturgie occidentale a été rappelée par le concile Vatican II. L'hymne donne le ton et aide les fidèles à entrer dans le temps liturgique ou le mystère célébré. Souvent, c'est une composition simple et chantante.


CONCLUSION

Au premier abord, le chant grégorien peut paraître monotone. Sans doute il déconcerte nos oreilles modernes, habituées à d'autres musiques, plus spectaculaires peut- être, mais souvent moins profondes. En réalité le répertoire grégorien est un monde complexe qui réunit plusieurs siècles d'histoire de la musique. C'est un monde contrasté qui rapproche mystérieusement l'enthousiasme presque délirant et l'intériorité la plus délicate. Un monde paradoxal où la musique s'épanouit dans le silence.


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