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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Oraison au tombeau du Christ

31 Mars 2018, 11:39am

Publié par Véronique

 

Faire oraison et se mettre au pied du tombeau où est allongé le corps du Christ, et, Le contempler. Nous sommes seul avec Lui.

(silence, recueillement...)

Jusqu'à l'ultime instant de sa vie, le Christ a triomphé dans l'héroïsme discret de l'amour, l'héroïsme discret de la miséricorde et celui de la charité. Il l'a souhaité et réalisé pour chaque être humain.

Cet héroïsme animé par l'amour qu'Il est, est l'exemple à suivre afin d'aimer comme Lui nous aime.

Aucune révolte contre les insultes, contre les crachats, contre les humiliations, contre les accusations, contre les faux jugements. Toujours dans le silence d'amour qui habite Dieu et où Dieu demeure. 

Dans la vie spirituelle, nous sommes invités à imiter le Christ jusqu'au triomphe dans l'héroïsme discret. Chaque insulte, chaque crachat, chaque humiliation, chaque accusation, chaque faux jugement reçus, seront acceptés et vécus dans l'héroïsme discret que Dieu nous a appris et invité à vivre dans la paix et la sagesse de notre âme.

Tout accepté par amour, pour l'amour et dans l'amour. Tout à l'image du Christ ressuscité, car nous sommes fortifiés dans sa résurrection dans laquelle nous contemplons l'espérance et la réalité de la vie. Oui, dans les choses les plus ténébreuses de la terre, vécues en imitant le Christ, tout devient espérance et vie.

Véronique

 

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Le soir avant la résurrection

31 Mars 2018, 11:07am

Publié par Véronique

Quand le sabbat fut terminé, Jean vint trouver les saintes femmes, pleura avec elles, et leur donna des consolations. il les quitta au bout de quelque temps : alors Pierre et Jacques le Majeur vinrent les voir dans le même but, mais ils ne restèrent pas longtemps avec elles. Les saintes femmes exprimèrent encore leur douleur en s'enveloppant dans leurs manteaux et en s'asseyant sur des cendres.

Pendant que la Sainte Vierge priait avec ferveur, pleine d'un ardent désir de revoir Jésus, un ange vint à elle, et lui dit de se rendre à la petite porte de Nicodème, parce que le Seigneur devait bientôt venir. Transportée de joie, Marie s'enveloppa de son manteau, quitta les saintes femmes sans dire à personne où elle allait, et se rendit en toute hâte au lieu indiqué.

Il pouvait être neuf heures du soir : je vis Marie s'arrêter près de la porte en un lieu solitaire. Elle regarda comme ravie en extase au haut du mur de la ville, et l'âme du Sauveur, toute lumineuse et entourée des patriarches descendit jusqu'à Marie. Jésus, montrant la Sainte Vierge, prononça ces paroles : "Marie ma mère !" Il sembla l'embrasser, puis il disparut. La Sainte Vierge tomba à genoux, et baisa la terre à la place où s'était montré le Seigneur. Le coeur rempli d'une ineffable consolation, elle revint auprès des saintes femmes, qu'elle trouva occupées à préparer des aromates et des parfums. Elle ne leur dit pas ce qui lui était arrivé ; mais elle était remplie de force. Elle consola toutes les autres, et les fortifia dans la foi.

Lorsque Marie revint, je vis les saintes femmes près d'une longue table dont la couverture pendait jusqu'à terre. Il y avait là plusieurs paquets d'herbes qu'elles arrangeaient et mêlaient ensemble ;  elles avaient aussi des flacons d'onguent et d'eau de nard, et en outre des fleurs fraîches parmi lesquelles était, je crois, un iris rayé ou un lis. Pendant l'absence de Marie, Madeleine, Marie, file de Cléophas, Salomé, Jeanne Chusa et marie Salomé, étaient allées acheter tout cela à la ville. Elles voulaient le lendemain en couvrir le corps enseveli du Seigneur.

Peu après le retour de Marie, je vis Joseph d'Arimathie priant dans son cachot. Tout à coup la prison fut inondée de lumière, et j'entendis une voix qui l'appelait par son nom. Le toit fut come soulevé dans un endroit, et je vis une forme lumineuse lui tendre un drap qui me rappela le linceul dans lequel il avait enseveli Jésus. Joseph le saisit à deux mains, et, s'aidant des pierres qui faisaient saillie dans la muraille, il monta jusqu'à l'ouverture, qui se referma derrière lui.

Quand il fut arrivé en haut, la gifure lumineuse disparut. Je ne sais si ce fut le Seigneur lui-même, ou un ange, qui le délivra.

Il courut sans être vu sur les murailles de la ville jusqu'à un endroit voisin du cénade ; arrivé là, il descendit et frappa à la porte. les disciples qui s'y trouvaient réunis avaient été très afligés de la disparition de Joseph, d'autant plus que le bruit courait qu'on l'avait jeté dans un égout. Lorsque la porte s'ouvrit et qu'ils le virent paraître au milieu d'eux, leur joie fut extrême. Il leur raconta sa délivrance miraculeuse, et tous en furent réjouis et consolés ; ils lui donnèrent à manger, et rendirent grâces à Dieu. Joseph quitta Jérusalem pendant la nuit, et se retira à Arimathie, son pays natal ; mais quand il sut qu'il n'y avait plus de danger pour lui, il revint à Jérusalem.

Je vis aussi Caïphe et d'autres princes des prêtres s'entretenir avec Nicodème dans sa maison. Ils lui firent plusieurs questions avec une feinte bienveillance ; il défendit avec fermeté l'innocence du Seigneur, et ils se retirèrent.

Visions de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

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La descente de Jésus-Christ aux enfers

31 Mars 2018, 11:04am

Publié par Véronique

Immédiatement après sa mort, Jésus est « descendu aux enfers ». Le mot "enfer" vient du latin "infernus", c'est à dire "d'en-bas". Dans la conception juive, il correspond à ce que l’Ecriture appelle "shéol", c'est-à-dire le séjour des morts. Il ne faut pas confondre "les enfers" de "l'Enfer des damnés". Lors de sa descente aux enfers, Jésus ne descend pas dans le gouffre abyssal de "l’Enfer éternel", Il s'arrête juste à ses portes pour libérer les justes qui l’avaient précédé  (cf : Concile de Tolède IV, le 05/12/633 - Denziger-Schönmetzer N°485) :

suite et source

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Le mystère du Samedi saint - Père Jean-Claude Sagne

31 Mars 2018, 11:03am

Publié par Véronique

Voici un extrait d'un des livres écrits par le père Jean-Claude Sagne. Il a été mon accompagnateur spirituel, notamment pendant son passage de ce monde au Père.

J'ai rencontré quelques difficultés pendant la saisie de cet article, les [ devant être changés en {. Je vous prie de m'en excuser.

 

 

"La maternité spirituelle de Marie - Femme, voici ton fils"

Père Jean-Claude Sagne

Editions de l'Emmanuel

 

LE MYSTERE DU SAMEDI SAINT (chapitre VII)

Le mystère du Samedi saint est le temps de la mémoire, le temps de la relecture, le creuset de l'espérance. C'est par l'excellence le déploiement du rôle de Marie en sa maternité spirituelle. Nous commencerons par suggérer ce que Marie a vécu le Samedi saint, en référence à Jésus, puis nous exposerons plus systématiquement notre participation personnelle au mystère du Samedi saint.

 

I. Marie, mémoire de l'Eglise

Après le déchaînement de la violence et des cris contre Jésus de Nazareth, l'homme des douleurs, un grand silence est tombé le soir du Vendredi saint.

 

Un tombeau neuf

Le corps de Jésus a été déposé dans un tombeau neuf où jamais "personne n'avait été mis" (Jn 19, 41). Jésus n'est pas réuni à ses pères. C'est lui qui est déjà l'ancêtre d'une nouvelle lignée, le premier de l'humanité nouvelle promise à la Résurrection. Seul dans le silence du sépulcre, il est le roi qui dort en paix, "le prince des rois de la terre" (Ap 1,5).

 

Une ineffable attente

Après l'ensevelissement de Jésus, il est dit que les saintes femmes "observent le repos" prescrit (Lc 23, 56). Tout c que la Vierge Marie a vécu au long des heures du Samedi saint est sous le signe du repos et du recueillement. Alors que le corps de Jésus repose au sépulcre, son âme trouve son repos dans le Coeur immaculé et douloureux de Marie. Celle-ci a connu au pied de la Croix la nuit la plus profonde de tous les temps (Jean Paul II, op. cit.). Elle avait en effet éprouvé le contrastre dramatique entre les promesses divines entendues à l'Annonciation et le spectacle de l'homme des douleurs exposé sur la Croix. Seule, privée de son Fils unique, Marie a ressenti un abîme de douleur. En même temps, son âme est toute habitée par la paix. Totalement remise à la volonté du Père, elle demeure dans l'adoration.

"Elle a bâti sa demeure

Dans les vouloirs du Père.

Aucune peur, aucun refus

Ne vient troubler l'oeuvre de grâce,

Son coeur est rempli d'ineffable attente.

Elle offre à Dieu le silence

Où la Parole habite."

(PTP, Hymne du 8 septembre : "Voici l'aurore avant le jour" (CFC)

 

Un silence plein d'espérance

Au long des heures du Samedi saint, Marie est la mémoire vivante de l'Eglise. Elle laisse repasser en son coeur tout ce que Jésus a pu dire ou faire pour accomplir les Ecritures. Elle laisse résonner en elle tous les évènements en en cherchant le sens (Lc 2, 19 et 51). Ce qui revient avec insistance au coeur de Marie, ce sont les annonces par Jésus de sa propre mort et de sa résurrection. Adrienne Von Speyr souligne la résonance en Marie le Samedi saint de la promesse de Jésus au Bon larron (Adrienne VON SPEYR, La servante du Seigneur, p. 135.). Le Berger avait affirmé sa liberté entière devant la mort : "J'ai le pouvoir de me dessaisir {de ma vie} et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père (Jn 10, 18). Le Père ne laisse jamais seul Celui qui'il a envoyé (Jn 8, 16 et 29 ; 10, 30 ; 16, 32) et qui n'a d'autre désir que d'accomplir sa volonté : "Tu ne laisseras pas ton saint connaître la corruption" (Ps 15, 10). Dans son silence plein d'espérance, Marie est la demeure vivante de la Parole. Dans sa prière, Marie a médité les évènements et les paroles de la vie de Jésus (Lc 2, 19.51). Elle les a "rassemblés" en en cherchant le sens. La tentation humaine est non seulement d'analyser mais de diviser, non seulement de distinguer mais d'opposer. La violence est ce qui disloque et aboutit à l'absurde. Marie redonne sens à la Passion de Jésus, paroxysme de la destruction et de la ténèbre, en y reconnaissant le passage de son Fils près du Père, la révélation de la miséricorde de Dieu pour le monde en réponse à l'obéissance du Fils. Au fil des heures du Samedi saint, au fur et à mesure que sa parole  se redonne à sa mère, Jésus la visite spirituellement pour conforter son âme et l'illuminer.

Dans l'acte de sa mort, comme offrande volontaire de sa vie, Jésus a accompli l'oeuvre du salut (Jn 19, 30). En remettant au Père son Esprit (cf. Lc 23, 46), il est envahi par l'Esprit du Père qui lui communique la vie divine : "{...} mis à mort selon la chair, {il est} rendu à la vie par l'Esprit" (1 P 3, 18). Alors que son corps repose encore au sépulcre, Jésus, en son âme vivifiée par l'Esprit, est déjà le Sauveur de ceux dont il partage la condition, tous les morts qui attendent le salut de Dieu.

 

Le salut de Dieu

Jésus commence de réaliser sa promesse : "L'heure vient, et elle est déjà là, où tous ceux qui gisent dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu" (Jn 5, 25). C'est dans  l'Esprit qu'il vient prêche la Bonne Nouvelle aux "esprits en prison" (1 P 3, 19). Les âmes des jutes de la première Alliance étaient dans un état d'attente et d'espérance avant de pouvoir être introduites dans l'intimité du Père. Plus largement, c'est aujourd'hui encotre notre condition, à nous tous qui espérons recevoir en plénitude les fruits de la résurrection du Sauveur. La prédilection par jésus de la joyeuse nouvelle de la délivrance au séjour des morts est "l'accomplissement jusqu'à la plénitude du message évangélique du salut" (Jean-Paul II, Catéchèse du 11 janvier 1989, DC 1989, n° 1979, p. 224, et CEC, n° 634.).

 

Dans la nuit de la foi

Le lieu spirituel des purifications de l'espérance est le Coeur douloureux et immaculé de Marie dans ses dispositions du Samedi saint. Elle accueille en elle toute l'Eglise et l'humanité tout entière. Plus que tout, marie est la Mère de la crainte de Dieu et de la "sainte espérance" (SI 24, 18). Dans la nuit de la foi, en communion avec le repose de Jésus en son sépulcre, Marie nous fait pressentir que le silence ne trahit pas le vide, mais qu'il enveloppe la présence de Dieu. En s'approfondissant, le mystère du Samedi saint est le passage dans le sein de Marie vers le sein du Père. Au jour du Samedi saint, Marie représente du fond d'elle-même l'attente du don du Père, au-delà de toute espérance. Ayant tout perdu en son Fils unique, elle est de nouveau mise en présence de la toute-puissance du Père qui est toute fidèle, toute bénignité. Dans une ligne toute maternelle, l'espérance de Marie est la confiance simple dans le Père qui aime à donner et redonner sa vie à ce qui est le plus petit, le plus démuni, le plus menacé. Il s'agit ici de savoir tout attendre du Dieu fidèle qui est l'ami des hommes, le Dieu de la vie. Le Samedi saint s'offre comme le lieu d'accueil pour tous les hommes qui attendent le salut de Dieu sans recevoir encore la lumière de la résurrection du Christ. Pour chaque fidèle baptisé, le Samedi saint est et reste le lieu discret de la purification qui conduit à la naissance plénière et à la vie filiale en Dieu.

 

Au terme du cheminement silencieux

Au terme du cheminement silencieux et tout intérieur du Samedi saint, Marie, dont la foi est toujours restée entière, laisse monter du fond de son coeur la joie de l'espérance. Comme le dit l'hymne pascale de Tamié :

"Quelqu'un près de la croix n'a pas douté ;

La Femme, jusqu'au jour, a porté seule

L'espoir du monde.

Sa foi devance l'heure

Et sait déjà :

Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,

Et Dieu seul connaît

La joie

Dont trésaille Marie"

(Hymne CFC, "Ô nuit de qeul éclat tu resplendis").

 

Avant même de recevoir sa première visite au matin de Pâques, au coeur de la nuit qui précède l'aube pascale, marie croit que son Fils est vivant.

 

II. Vivre le Samedi saint

L'espérance nous fait vivre. Comme Nicodème, nous sommes tous aujourd'hui encore en attente de la grâce de la nouvelle naissance. Certes, la foi est déjà la victoire qui nous donne part à la résurrection de Jésus (1 JN 5, 4-5). Un jour après l'autre, l'expérience de notre faiblesse nous fait néanmoins désirer que l'Esprit du Ressuscité nous libère de toute crainte.

"Il s'agit de le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, de devenir senblables à lui dans sa mort, afin de parvenir, s'il est possible, à la résurrection d'entre les morts" (Ph 3, 10-11).

Le Samedi saint est aujourd'hui le lieu spirituel où la Vierge Marie nous attend pour nus introduire plus avant dans le mystère de la sainte espérance. Ce jour mystérieux de repos et de recueillement est la traversée de la nuit de l'espérance. Bien au-delà de nos mots et images, c'est Marie elle-même qui forme la nuit de notre espérance. Communier à l'état spirituel de la Vierge le Samedi saint, c'est notre vie chrétienne d'aujourd'hui comme l'attente de la consommation du salut promis, avec notre besoin d'être purifiés et guéris.

La vie de la sainte espérance est le fruit que Marie dans sa sollicitude maternelle veut nous faire désirer et goûter :

"Moi, je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. Moi qui demeure toujours, je suis donnée à tous mes enfants, ceux qui sont choisis par lui " (Si 24, 18).

Il y a partie liée entre la maternité et l'espérance, et cela vaut pour toutes les composantes de la maternité en toutes ses formes et réalisations. La mère connaît son enfant avant de le voir, l'ayant mis au monde. Elle sait que la promesse de la vie exède sans proportion les signes ténus qui donnent lieu à investigation. La femme est celle qui sait le prix du temps :  l'attente n'est pas du temps perdu, mais la germation enfouie de la vie. Elle sait aussi que l'obscurité de la nuit peut contenir et envelopper une présence, là où d'autrez auraient peur du vide et de la perte.

Le dernier mot de la pédagogie de Marie n'est pas de nous introduire dans la nuit de la foi, mais de se faire elle-même pour nous la nuit de l'espérance. Y a-t-il là une différence ? C'est l'expérience du contact avec une présence. Au moment où Marie nous enlève avec douceur et netteté tous nos appuis humains, Dieu voulant, elle fait ensorte, sans du tout donner le sentiment de sa proximité, d'orienter notre coeur profond vers le Père qui est le rocher à toute épreuvee paix. Pour le dire de façon plus directe, Marie s'efface d'elle-même de notre champ, en sorte que nous nous retrouvions, sans savoir comment, remis aux mains du Père qui est la sûreté même : "Nul n'a le pouvoir d'arracher quelque chose de la main du Père " (Jn 10, 29). Cette confiance éperdue anime Jésus, le bon berger, prêt à se déssaisir de sa vie pour ses brebis.

C'est au terme de l'épreuve du Samedi saint que Marie est pour nous la mère de la sainte espérance, parce qu'elle apu valider dans l'épreuve sa conviction que jésus, en donnant sa vie, a conduit avec puissance et douceur les brebis vers le Père. or ce qui a conforté l'espérance de Marie au creuset de l'obscurité et de la souffrance éprouvée, c'est d'accueilir en elle, dans la fidélité toute pure de son coeur, la présence de Jésus endormi dans le sommeil de la mort, et en même temps déjà vivifié par l'Esprit. C'est en se faisant mystiquement le lieu du repos de Jésus au terme du combat du Règne, que Marie laisse triompher en elle la joie de l'esprance. Pour préparer le don de la nouvelle naissance pascale par la puissance du Père dans l'Esprit, Marie reçoit de nouveau Jésus endormi en son sein, c'est-à-dire ici dans le foyer de son attente du don de Dieu. Et c'est ainsi que, pour nous aussi aujourd'hui, cet aujourd'hui de toutes nos morts humaines, Marie nous cache en son sein pour nous permettre de mieux discerner et accueillir les motions du Père, Dieu de la vie, dans l'Esprit...

 

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Samedi Saint - La descente de Jésus-Christ aux enfers

31 Mars 2018, 11:01am

Publié par Véronique

Article venant du site   Notre Dame des Neiges


 

Immédiatement après sa sainte mort, Jésus-Christ est « descendu aux enfers ». Le mot "enfer" vient du latin "infernus", c'est à dire "d'en-bas". Dans la conception juive, il correspond à ce que l’Ecriture appelle "shéol" (Psaume 49, 16), c'est-à-dire le lieu du Royaume des Morts où les âmes "végètent" en attendant la vision béatifique. Il ne faut pas confondre "les enfers" de "l'Enfer des damnés". Lors de sa descente aux enfers, Jésus ne descend pas dans le gouffre abyssal de "l’Enfer éternel", ce « puit de l'abîme » (Apocalypse IX, 1). Il s'arrête juste à ses portes pour libérer les âmes des justes qui l’avaient précédé  (cf : Concile de Tolède IV, le 05/12/633 - Denziger N°485). « La damnation éternelle est une idée totalement étrangère au judaïsme [...]. Pourtant, elle est une invention de l’Amour. Il n’y a pas d’Amour sans refus de l’Amour, il n’y a pas expression absolue de l’Amour sans expression absolue du refus de l’Amour » (Frère Ephraïm) :

 



Avec cet article du Credo, nous contemplons Notre Seigneur Jésus-Christ dans la dernière étape de sa "kénose". En descendant aux enfers (dans les "Limbus Patrum" dira Saint Thomas d'Aquin), Jésus descend encore plus bas que la mort ! Pour notre Salut Eternel, Il poursuit son chemin d’humiliation jusqu’au plus bas. Lui, le Messie, le Fils Eternel de Dieu, dans l’obéissance à Son Père, rejoint l’homme jusque dans ses enfers pendant trois jours et trois nuits (Matthieu 12, 39-40). C’est ainsi que nous Le contemplons. En affirmant dans le Credo que Jésus-Christ est descendu aux enfers (dans le "sein d'Abraham" ; Luc 16, 22), notre Sauveur va jusqu’au bout de Son Amour, jusque dans le détestable et le haïssable de la mort. Telle est la toute puissance de Dieu. Il remplit tout. En descendant aux enfers, la Personne Divine du Verbe en Son Fils incarné ayant "passée" la mort va briser les verrous de la solitude absolue qu’est la mort. Il vient personnellement tirer les esprits emprisonnés (1 Pierre 3, 19) de leurs ténèbres, et les entraîne ainsi dans la lumière éternelle ! (Psaume 86, 13). A son contact substantiel, toutes les âmes des justes qui l'avaient précédé sont illuminées et entraînées vers le Paradis qui n'est autre que le règne infini de l'Amour. L'Enfer des damnés éternels perçoit cet événement comme une véritable catastrophe. Hurlements suprême de haine en Enfer ! Il subit de plein fouet le choc de l'Amour qu'il a lui-même rejeté éternellement. En Enfer, il y a une opposition radicale et irréductible à la Divine et inépuisable Miséricorde. Par sa descente aux enfers, notre Roi Jésus impose donc à l'Enfer éternel des damnés, sur son propre terrain balisé par la mort, la pression glorieuse de l'éternel Amour !

 

 

« Oui, l'Amour est si fort qu'il résiste à la mort, son ardeur inflexible a son ombre aux enfers,
ses éclairs, ses flambées, fusent en traits de feu, flamme et fulguration, c'est l'incendie de Dieu.
Toutes les grandes eaux des fleuves et des mers ne pourront submerger ni éteindre l'Amour ».
(Cantique des Cantiques 8, 6-7).

 

 

 

Liens : Catéchisme de l'Eglise catholique N°632-637 : Le Christ est descendu aux enfers + La descente aux enfers, par la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

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Samedi Saint (Grand Sabbat)

31 Mars 2018, 10:59am

Publié par Véronique

Article venant du site    Notre Dame des Neiges


 

Le Samedi Saint, l'Église demeure en prière auprès du tombeau de Notre Seigneur, méditant Sa Sainte Passion et Sa Sainte Mort, ainsi que Sa descente aux enfers. Le silence, le jeûne et l'abstinence sont conseillés pour que l'on parvienne, avec un cœur élevé et libéré, aux joies de Sa Sainte Résurrection (SC N°110). En ce Samedi Saint, « la Tradition enseigne que Marie réunit en quelque sorte en Sa personne le Corps de l’Église tout entière : elle est la "credentium collectio universa". Ainsi, la Vierge Marie qui se tient près du Sépulcre de Son Fils est l’icône de l’Église-Vierge, qui veille près du tombeau de Son Époux, dans l’attente de la célébration de la Résurrection. Cette intuition d’une telle relation étroite entre Marie et l’Église provient du pieux exercice appelé "l’Heure de la Mère" : tandis que le Corps du Fils repose dans le Sépulcre et que Son Âme est descendue aux enfers pour annoncer aux ancêtres dans la foi, qui vivent encore dans l’ombre de la mort, leur libération imminente, la Vierge, anticipant et personnifiant l’Église, attend la victoire de Son Fils sur la mort en faisant preuve d’une foi inaltérable » (Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements)


 

 

 

      « Marie, Mère d’Espérance et de Consolation, je veux passer ces dernières heures d’attente de la Résurrection

de Votre Fils avec vous. Quand les doutes m’assaillent, quand ceux qui m’entourent me méprisent,

soyez ma consolation, ma force et mon soutien. Vous avez été un appui pour les apôtres désemparés

et apeurés : comment ne le seriez-vous pas maintenant pour moi ? Mère d’Espérance et d’Amour,

apprenez-moi à souffrir à vos côtés, afin de jouir plus tard de la joie de la Résurrection de Jésus-Christ. Amen »

 

 

 

Liens : Hymne : Stabat Mater dolorosa + La christologie du « Samedi Saint » dans la sotériologie de Hans Urs von Balthasar + La mise au tombeau, par la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich + Sermon 58 de Saint Bernard de Clairvaux sur les trois saintes femmes qui vont embaumer le Corps de Jésus + Sermon de Saint Augustin pour le Samedi Saint + Le Samedi Saint de Marie, par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) + Le Samedi Saint sur "Prier en Famille" + Le Saint-Suaire nous renvoie au silence du Samedi-Saint (Mgr Schönborn) + Discours de Benoît XVI sur le Samedi Saint (le 2 mai 2010 à Turin pour la Vénération du Saint-Suaire) + Liturgie et Commentaires Liturgiques (avant la réforme de Pie XII) + (après la réforme de Pie XII - forme extraordinaire) + (forme ordinaire) + Méditations pour le Samedi Saint + « Je te l’ordonne : Éveille-toi, ô toi qui dors, je ne t’ai pas crée pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d’entre les morts » (Épiphane de Salamine) + « A la descente du Christ, l'éternelle nuit des enfers a resplendi » (Eusèbe Le Gallican)

 

 

 

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Samedi Saint

31 Mars 2018, 10:58am

Publié par Véronique

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Le silence du samedi Saint : nous sommes unis au Père par Jésus.

31 Mars 2018, 10:57am

Publié par Véronique

Sans même avoir beaucoup d'enseignement sur ce jour du samedi Saint, il est très probable que Dieu le Père mette en nous la grâce d'un silence désiré de sa part pour que nous soyons disponibles à contempler intérieurement la Passion de son Divin Fils vécue jusqu'au bout pour tous.

C'est un moment privilégié, tant désiré de Dieu, pendant lequel nous demeurons auprès de Jésus, vraiment tout près, nous rendant à l'évidence de la grandeur de son Amour pour nous, personnellement.

Nous sommes déjà dans les fruits des cérémonies du jeudi Saint, du vendredi Saint, et aussi par le chemin de Croix, pénétrant dans l'intimité de Jésus dans l'obéissance et l'amour infini pour le Père.

Voici Jésus au tombeau, après avoir été humilié, frappé, torturé, cloué... et dont pas une seule goutte de son Précieux Sang n'ai été perdue, et dont le bruit et  la puissance sur la croix de bois nous fait gagner l'éternité et la réconciliation avec le Père.

Le corps de Jésus, là, déposé dans un linceul aux secrets surnaturels et visibles de tous, a offert tout ce qu'il avait à offrir pour chacun de nous.

Son amour pour nous tous est vraiment grand pour accepté d'endurer.

"Ce ne sont pas les clous qui me retenaient à la Croix, c'est l'amour". Lorsque Jésus dit cela à sainte Catherine de Sienne,nous avons de facilité à comprendre que son amour pour nous est sans limite, et au combien nous pouvons lui en être reconnaissants.

Jésus est toujours près de nous, et, quand nous Le laissons approcher de plus en plus devant nous, son amour nous pénètre petit à petit laissant deux êtres ne faire qu'un. Tout de Lui est en nous, nos colères s'atténuent, notre orgueil disparait petit à petit, l'amour nous envahi au point de l'imiter sans difficulté puisqu'il occupe tous les espaces de notre être.

Les ténèbres ne l'ont point saisi (Jean 1, 5), comme elles ne peuvent nous saisir quand Jésus est en nous.

La mort de Jésus sur la Croix est puissante, saisissante, glorieuse, sur toutes les ténèbres, et pas une seule ne pourra nous saisir car de par son Saint Sacrifice, Jésus nous unie avec le Père :

Jean 17, 9-25 (Bible de Jerusalem) :

9 C'est pour eux que je prie ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à toi,10 et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux.11 Je ne suis plus dans le monde ; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m'as donné, pour qu'ils soient un comme nous.12 Quand j'étais avec eux, je les gardais dans ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé et aucun d'eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie.13 Mais maintenant je viens vers toi et je parle ainsi dans le monde, afin qu'ils aient en eux-mêmes ma joie complète.14 Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.15 Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais.16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.18 Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.19 Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.20 Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi,21 afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé.22 Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un :23 moi en eux et toi en moi, afin qu'ils soient parfaits dans l'unité, et que le monde reconnaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.24 Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire, que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde.25 Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m'as envoyé.26 Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi en eux."

Véronique

Le silence du samedi Saint : nous sommes unis au Père par Jésus.

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Nuit au tombeau (chant)

31 Mars 2018, 10:55am

Publié par Véronique

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Nuit au tombeau- Nuit du Vendredi Saint au Samedi Saint
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Ils ont percé tes mains et tes pieds - Vendredi de la Passion

30 Mars 2018, 09:46am

Publié par Véronique

Hymne : Ils ont percé tes mains et tes pieds.

R/ Ils ont percé tes mains et tes pieds.
Ils ont compté tous tes os.
Ils ont regardé celui qu’ils ont transpercé.

Vous n’avez pas moins péché que vos pères,
Vous obscurcissez la terre !
– Toi, notre Lumière,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas sauvé l’homme du crime,
Vous élargissez l’abîme !
– Toi, notre Victime,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas renoncé à la malice,
Vous repoussez le calice !
– Toi, notre justice,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas dit le mot qui console,
Vous sollicitez l’idole !
– Toi, notre Parole,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas partagé la souffrance,
Vous perpétuez l’offense !
– Toi, notre Espérance,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas combattu pour ma gloire,
Vous avilissez l’histoire !
– Toi, notre Victoire,
Seigneur, prends pitié !

Source : Laudes, vendredi Saint

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